Trump est-il complètement barjot ou simplement un peu facho ?

Trump est-il complètement barjot ou simplement un peu facho ?

Alors que Donald Trump va rentrer officiellement en fonction ce 20 janvier 2025, le futur président américain multiplie les déclarations hallucinantes sur le canal de Panama, le Canada ou le Groenland, et maintenant sur les incendies qui dévastent une partie de Los Angeles, reprochant même l’homosexualité de la cheffe des pompiers…

Est-ce sa santé mentale qui déraille ou les signes manifestes d’une réflexion qui part dans tous les sens, mais qui n’a pas forcément de sens ?

Le canal de Panama appartient désormais au Panama

Concernant le canal de Panama, Donald Trump, sans soute sensibilisé à la question des droits de ce passage qui permet de relier océans pacifique et atlantique, a évoqué une solution aussi originale qu’illégale afin de limiter la charge financière pour le trafic (maritime) américain : s’emparer du canal de Panama.


Sujet historique qui ne devrait plus être une question d’actualité dans notre société où le droit est censé primer : le canal de Panama a certes été une propriété des Etats-Unis de son ouverture en 1914 jusqu’à sa rétrocession à l’Etat de Panama en 1999, mais la souveraineté de ce gigantesque ouvrage a bien été reconnue depuis un quart de siècle à l’Etat que ce canal traverse, le Panama.

Trump est-il inspiré par le comportement de Poutine ?

Trump est-il influencé par le comportement de son homologue russe Vladimir Poutine qui impose par la force (et par la guerre) ce qu’il veut contrôler ou soumettre ? L’idée même de basculer dans une société où le droit s’effacerait devant la volonté des plus puissants est très inquiétante, et cela ressemble étrangement à la tentative de coup d’Etat de 2021 quand Trump avait essayé de rester au pouvoir malgré le résultat des élections présidentielles américaines.

L’affaire du Canada est des plus étranges, car il n’y a pas de précédent ou de conflit de territorialité entre les Etats-Unis et son voisin du Nord, aussi étendu en surface mais huit fois moins peuplé. Trump affirme maintenant que le Canada aurait avantage à devenir le 51° État des Etats-Unis, sauf que personne au Canada ne l’a demandé… Quelle mouche (ou maringouin) a donc piqué Trump pour soulever une telle question ? Là aussi, la réponse se trouve probablement dans son entourage, et cela en dit long sur les sujets qui le préoccupent.



Pour Trump, le Canada et le Groenland sont « américains »

La question du Groenland, « la terre verte » qui bénéficie d’une relative autonomie au sein du royaume du Danemark, est tout aussi inquiétante. Avec le réchauffement climatique, l’exploitation des ressources (minières et hydrocarbures) attise les convoitises, alors que le Danemark et la communauté groenlandaise essaient de la gérer avec raison et surtout en considérant les conséquences environnementales sur la plus grande île du monde recouverte par d’immenses glaciers.

Les moins de 60,000 habitants du Groenland accueillent déjà une installation militaire américaine très importante, la base de Thulé (officiellement appelée Pituffik depuis 2023) qui accueille principalement des systèmes de surveillance et de détection spatiale. Le Groenland avait fait l’objet de propositions d’achat des États-Unis, la première par le président Truman en 1946 pour des raisons stratégiques. Elles avaient été très mal reçues, même si le Danemark a laissé toute facilité aux Etats-Unis pour installer des bases militaires et survoler sans restriction son territoire.

Ce qui est plus inquiétant dans la situation actuelle est l’affirmation par Donald Trump qu’il ne renoncerait pas à la force pour aboutir dans ses projets. La « force » n’étant pas dans son esprit forcément une intervention militaire (il est par nature très opposé à la guerre qu’il assimile à un « bad business ») mais pouvant recourir à d’autres leviers, des mesures de rétorsion économiques ou financières telles que le pays concerné finirait par céder.

Trump veut imposer toutes ses solutions ? Par tous les moyens ?

Ces exemples, qui peuvent sembler assez délirants dans notre société actuelle, ne doivent pas nous faire sous-estimer la dangerosité de Donald Trump et de son cercle – Elon Musk en premier lieu – qui n’ont aucun respect pour le droit dès lors qu’il dessert leurs affaires, que ces dernières soient professionnelles ou privées. Pas plus qu’ils n’auront de scrupules à avancer ainsi, comme souvent les personnes qui parlent à longueur de temps de valeurs et de grandeur pour justifier le pire en la matière.


Pour l’Ukraine, une solution au forceps…

Les discussions de l’équipe de Trump avec le cercle de Poutine concernant la guerre en Ukraine (et avec Benyamin Netanyahou pour sa dévastation de Gaza) sont déjà bien engagées. Ces équipes vont mettre en scène leurs conclusions qu’elles présenteront comme un grand pas pour la paix (des affaires) et elles les imposeront sans se soucier des attentes des Ukrainiens pour leur avenir, ni des Européens pour leur sécurité.


Les Ukrainiens, après trois années d’une guerre sanglante, sont de plus en plus convaincus qu’il leur faudra accepter (avaler ?) des concessions territoriales pour obtenir un simple cessez-le-feu de Poutine.

Dans ce contexte, nous devons nous montrer plus vigilants et réfléchis que jamais face aux manœuvres délétères de Donald Trump et de son équipe dont les Européens sont la dernière des préoccupations… Tout va maintenant s’accélérer, l’agenda de Trump s’est déjà imposé, il est temps de le comprendre et de l’expliquer.

nepassubir.fr

Barham

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