L’Australie interdit les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans

L’Australie interdit les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans

L’Australie a voté ce jeudi 28 novembre une loi pour interdire aux jeunes de moins de 16 ans l’accès aux réseaux sociaux. On ignore encore comment elle sera appliquée.

C’est une des législations les plus restrictives en la matière. Ce jeudi, l’Australie a voté une loi pour interdire aux mineurs de moins de 16 ans l’accès aux réseaux sociaux. Plus précisément, cette loi prévoit que les plateformes doivent prendre « des mesures raisonnables » pour empêcher les jeunes de créer un compte. Des amendes allant jusqu’à 50 millions de dollars australiens sont prévues en cas de non-respect de cette mesure.

Un article du site australien du Guardian revient sur le « pourquoi » de cette loi. Le gouvernement se dit inquiet des effets des réseaux sociaux sur la santé mentale des plus jeunes, notamment en termes d’image de soi, de harcèlement ou d’exposition à des contenus nuisibles.

Publicité

Ce sont les réseaux sociaux eux-mêmes qui vont devoir mettre en place cette limitation. On ignore encore comment ils vont s’y prendre. Un problème souligné par le site australien du Guardian. À la question « how will it work », « comment cela va fonctionner », le journaliste répond : « pour faire court, on ne sait pas exactement ».

Un reporter d’ABC News, le service public australien, rappelle-lui que la loi ne s’appliquera qu’à partir de fin 2025. De son côté, le Canberra Times cite les propos du premier ministre qui reconnait que l’application de cette loi ne pourra pas être parfaite. « Tout comme l’interdiction de vendre de l’alcool à ceux qui ont moins de 18 ans ne signifie pas qu’une personne de moins de 18 ans n’a jamais eu accès à de l’alcool ».

Une journaliste spécialisée dans les technologies explique de son côté sur la chaîne ABC News que les petits Australiens pourraient tout à fait se procurer un VPN pour contourner la loi. De leur côté, les plateformes ont, elles aussi, réagi. Le Canberra Times cite un communiqué de Meta, la maison mère d’Instagram et Facebook. « Nous sommes préoccupés par le processus qui a précipité l’adoption de la loi sans tenir compte correctement des preuves, de ce que l’industrie fait déjà pour garantir des expériences adaptées à l’âge et de la voix des jeunes », écrit le porte-parole du groupe.

Il y a d’ailleurs des réserves sur cette législation. ABC News explique que les experts eux-mêmes sont divisés, certains considérant que les réseaux sociaux n’apportent aucun bénéfice à la santé mentale des jeunes, alors que d’autres assurent que la possibilité d’entrer en contact avec autrui et de trouver de l’aide en ligne reste très importante, surtout pour ceux qui vivent dans des zones reculées.

politikgame.net

Barham

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *