Analyse. Les pays du Sud s’emparent du droit international pour contester l’ordre occidental
Les guerres en Ukraine et à Gaza se sont doublées d’une intense activité devant les instances internationales de justice. Le droit international est désormais brandi par les pays du Sud comme un moyen de contester les actions des puissances occidentales.
Le 3 mai, dans un geste inédit, le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a appelé à mettre fin à ce qu’il a appelé une “intimidation” visant ce tribunal chargé d’enquêter, de poursuivre et de juger des personnes accusées d’avoir commis les crimes les plus graves touchant l’ensemble de la communauté internationale, à savoir le crime de génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression.
Comme le note Al-Jazeera, bien que la déclaration du procureur ne mentionne pas Israël, elle a été publiée après que les responsables israéliens et américains ont alerté la CPI sur les conséquences associées aux mandats d’arrêt qu’elle pourrait émettre dans le contexte de la guerre menée par Israël à Gaza.
Ha’Aretz rapportait de son côté qu’Israël “se démenait”, alors que ces mandats d’arrêt pourraient viser Benyamin Nétanyahou, le ministre de la Défense, Yoav Gallant, et le chef de l’armée, Herzi Halevi. Plusieurs…
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