Un doublé de Lautaro permet à l’Argentine B de prendre la tête du classement dans un match… sans Messi.
L’Argentine est en tête du groupe et le Pérou est éliminé. Logique au vu de la qualité des deux équipes et de la manière dont elles ont joué ce soir. L’Argentine, avec neuf remplaçants, sans Messi, blessé, et Scaloni, suspendu, a fait bonne figure ; le Pérou a mal joué et n’a pas eu beaucoup d’ambition.
Lautaro Martinez a le vent en poupe et l’a encore prouvé aujourd’hui en inscrivant deux buts qui ont permis à l’Argentine de prendre l’avantage et de prendre la tête du classement des buteurs de cette Copa, avec quatre réalisations.
Le Pérou devait gagner (et espérer un faux pas du Canada) pour rêver d’une place en quarts de finale.
Mais ce n’est pas le cas. L’Argentine a dominé, et s’est procuré plusieurs occasions (coup franc de Paredes, Di Maria, Lo Celso…) mais aucune n’a trouvé le chemin des filets, sous le regard serein de Leo Messi depuis le banc de touche (et de De Paul à ses côtés). Le Pérou n’a pas eu de friction ni de carton jaune, mais n’a pas joué et ne s’est pas procuré d’occasions.
Et dans la première action de la seconde mi-temps, Lautaro Martinez, dans une action de pur buteur après une passe de Di Maria, a marqué le 1-0 et son troisième but de la compétition (un par match), devenant le meilleur buteur du tournoi jusqu’à présent (déjà avec quatre, après le 2-0).
Et pas grand-chose d’autre. Tout était si bien cuisiné que la seule excitation était un nouveau but (celui de Tagliafico a été refusé et Paredes a touché le poteau sur un penalty) ou une échauffourée (il y en a eu plusieurs). Là, le seul perdant était une équipe argentine qui recevait des cartons jaunes.
Le meilleur, en termes de profondeur, a été Angel Di Maria, qui ne veut pas perdre le privilège de continuer à jouer pour une équipe nationale à laquelle il a tant donné. L’Argentin Alejandro Garnacho, qui faisait ses débuts en tant que titulaire dans cette Coupe, n’a pas pu s’échapper sur son flanc gauche, très bien gardé par une équipe péruvienne qui avait une marque, certes, mais qui a fait trop peu en attaque pour aspirer à se qualifier pour les quarts de finale.
En fin de compte, Lautaro, avec le 2-0, a mis plus de justice au tableau d’affichage devant les protestations des Péruviens (faute possible du joueur de l’Inter) qui, oui, étaient dédiés à parler trop et à jouer peu (au moins essayer). L’Argentine a renforcé son favoritisme et s’est entraînée (au cas où) sans Messi.
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