Une Italie d’une autre époque fait danser la France à Paris

Une Italie d’une autre époque fait danser la France à Paris

J’ai revécu, au moins une nuit, les souvenirs d’un passé glorieux. Les « Azzurra » attaquent Paris et « dansent » une France qui s’estompe au fil des minutes. Le but de Barcola aux 13 secondes contre une Italie qui a brillé comme elle ne l’avait pas fait depuis l’Euro 2021 n’a servi à rien. Un début inattendu pour une nouvelle édition de la Ligue des Nations.

Le match au Parc des Princes, avec une ambiance spectaculaire et deux beaux hymnes, nous a invité à nous remémorer les grandes soirées des tournois des équipes nationales. Et ça a commencé fort. Bradley Barcola, à 13 secondes, a profité d’une erreur flagrante de Di Lorenzo pour marquer le 1-0. Le but le plus rapide de l’histoire des Bleus, devant Franck Sauzée (marqué après 34 secondes) en 1992.

Il semblait que cela pourrait être un massacre pour les ‘Azzurra’, encore touchées après leur contre-performance en Coupe d’Europe. Barcola, Olise, Griezmann et Mbappé faisaient peur sur le papier. La France, elle aussi, profite d’un match dans lequel l’Italie a laissé des espaces. Mais l’équipe de Spalletti réagissait rapidement et après cinq minutes, Frattesi envoyait un ballon dans les montants. Ils étaient vivants.

L’Italie grandissait et bien que Mbappé ait testé Donnarumma à plusieurs reprises, le match nul est finalement arrivé. C’était un beau but créé par Cambiaso, Dimarco et Tonali. C’est l’ailier de l’Inter qui, d’une belle volée, a dépassé Maignan. L’Italie s’est imposée dans un match marqué par des imprécisions dans le terrain adverse et une possession alternée du ballon.

Les joueurs italiens ont célébré le 1-1 de Dimarco. EFE.

Un Tonali dominant

Les transalpins ont grandi grâce à un grand Tonali (il avait à peine joué 85 minutes entre la Coupe de la Ligue et le Premier ministre après avoir surmonté la sanction de 12 mois pour paris illégaux) et Calafiori ; La France a résisté avec un grand Barcola en attaque. Mais c’était la nuit de l’Italie… et de Tonali.

L’« Azzurra » en était une autre. Une version avec une personnalité et un caractère inédits il y a des mois. Et Sandro menait depuis le milieu de terrain. Le premier était celui de Raspadori dans une grande contre-attaque… mais il était égoïste ; la seconde, l’Italie n’a pas pardonné. Frattesi a porté le score à 1-2 à la 51e minute après une transition très rapide après une erreur de Fofana. L’aide, presque un cadeau, venait de Retegui.

La différence d’intensité et de football n’a fait qu’augmenter. Maignan a sauvé le 1-3 après une tête de Frattesi après un corner et Raspadori, désormais, a porté le score à 1-3 à la 73e minute. Encore un superbe jeu collectif d’une Italie adulte que l’attaquant de Naples a terminé après une passe d’Udogie. La seule mauvaise nouvelle pour les ‘Azzurra’ est la blessure de Calafiori suite à une collision fortuite avec Dembélé.

La France a poussé dans les dernières minutes, mais avec plus de fierté que de football. Actions individuelles et arrachées. Mbappé désespérait d’une défense ordonnée et très compacte. L’Italie a clôturé son « grand soir » en beauté et a remporté la première victoire de son histoire au Parc des Princes.

Marca

YA AHMEDD

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *