Donald Trump souhaite briguer un troisième mandat… Mais est-ce possible ?
États-Unis : Donald Trump souhaite briguer un troisième mandat… Mais est-ce possible ?
Dans une interview accordée à la chaîne NBC News, dimanche 30 mars, Donald Trump a assuré qu’il ne « blaguait pas » lorsqu’il répète son intention de briguer un troisième mandat présidentiel, malgré l’interdiction de la Constitution américaine. Le président américain a évoqué « des méthodes » pour la contourner.
C’est une déclaration qui ne manque pas de faire parler aux États-Unis ces dernières heures. Dans un entretien auprès de NBC News, Donald Trump a affirmé dimanche 30 mars qu’il envisageait de briguer un troisième mandat en 2028. « Je ne blague pas« , a assuré le président américain, expliquant qu' »il y a des méthodes pour faire ça« . Alors que le 22e amendement de la Constitution américaine stipule que « nul ne peut être élu président plus de deux fois« , consécutivement ou non, Donald Trump pourrait en effet contourner la législation, comme évoqué par nos confrères durant l’interview.
Donald Trump pourrait en effet se présenter en 2028 comme vice-président de JD Vance, et que celui-ci démissionne. L’actuel locataire de la Maison Blanche prendrait de facto sa place, comme le prévoit la loi américaine. En effet, le 22e amendement n’évoque pas le cas du vice-président, qui n’est pas « élu » président mais peut le devenir en cas de décès, de démission ou de destitution. Mais si cette situation inédite venait à se produire au prochain scrutin présidentiel, il est fort probable que sa nomination soit contestée sur les plans juridiques et politiques.
« Nous aurons tellement bien réglé le problème que vous n’aurez plus à voter »
Au micro de NBC News, Donald Trump a assuré que « beaucoup de gens » souhaitent qu’il reste en poste à la Maison Blanche. Ce n’est pas la première fois que le président américain s’illustre en laissant entendre qu’il pourrait poursuivre sa fonction au-delà d’un deuxième mandat. Comme le souligne franceinfo, il avait déjà fait une déclaration en ce sens le 13 novembre 2024, lors d’un discours devant des républicains à Washington. « Je pense que je ne me représenterai pas, à moins que vous ne vous disiez : ‘Il est bon, nous devons envisager autre chose‘ », a-t-il avancé. « Nous aurons tellement bien réglé le problème que vous n’aurez plus à voter« , avait-il également déclaré lors de la campagne présidentielle.
Quentin Marchal, 6Medias


