Oui, oui, le football est rentré chez nous !
Espagne est championne d’Europe ! Celui de De la Fuente, l’équipe qui semblait liquidée en mars 2023, a offert à l’Espagne son quatrième Championnat d’Europe. Personne n’a cette autorité en Europe. L’équipe regarde le continent tout entier d’en haut. Douze ans plus tard, le football est de retour au pays. Ce qui n’est pas celui de l’Angleterre. Ça vient d’Espagne !
Marcelino, Torres… et Oyarzabal !
Marcelino était le héros de 1964. Torres était celui de Vienne. En 2012, ce n’était pas nécessaire. Et la finale à Berlin restera toujours comme celle du but de Mikel Oyarzabal. Si à Stuttgar c’est un autre joueur du Real, Mikel Merino, qui a mené l’Espagne en demi-finale, la gloire absolue est venue avec la signature du natif d’Eibar. Ses baisers dans les tribunes étaient destinés à sa mère qui, lorsque Merino battait Neuer, faisait peur à cause d’un faible taux de sucre. Mikel s’en est rendu compte dans les tribunes. A partir d’aujourd’hui, sa mère a une autre alarme à régler sur son téléphone, celle du 14 juillet. Avant j’avais celui du 29 mai. Ce jour-là en 2016, à Saint-Gall, Mikel faisait ses débuts avec l’Espagne. Depuis, à chaque fois que ce rendez-vous arrive, une alarme se déclenche sur le téléphone portable de sa mère pour le lui rappeler. Il en a déjà deux.
Les échecs à Berlin
Le déroulement du match était celui d’une pure et simple finale. Aucun risque, aucune perte de contrôle. Certains, l’Espagne, avec le ballon, mais sans chercher des situations qui provoqueraient des pertes et de l’anarchie ; les autres, les Anglais, se sont organisés pour ne pas avoir le ballon et tenter de surprendre s’ils volaient. La conséquence fut un jeu d’échecs conservateur dans lequel De la Fuente et Southgate n’étaient pas disposés à sacrifier un seul pion. L’Angleterre ne voulait pas jouer et l’Espagne n’allait pas prendre de risques. Conséquence, blocage.
Rodri, au pire moment
Il est le patron de l’Espagne, le joueur avec le plus d’autorité. Un joueur pratiquement sans blessure qui enchaîne match après match depuis des années. Et Rodri est allé tomber en finale de l’Euro. Ses larmes à la pause étaient le signe que l’équipe se retrouvait sans son maréchal, sans son phare. Si la finale a été compliquée, la chute de Rodri a accru la difficulté. C’était l’époque de Zubimendi . Et Martín a donné une leçon.
Et donc…
Le premier jeu construit par le milieu de terrain du Real a été de générer un avantage dans une action dans laquelle l’équipe cassait les lignes, trouvait des espaces et dans laquelle Nico Williams apparaissait sur la gauche pour l’envoyer dans la cage. Le match vient de s’interrompre. L’Espagne est sortie d’un gros problème d’une manière superbe. C’était au tour de l’Angleterre de montrer qu’elle voulait remporter le Championnat d’Europe.
Pourquoi Cucurella a-t-elle sauté ?
Il avait sous contrôle l’Espagne et l’Angleterre, au bord de l’effondrement. Le score a frôlé le 2-0 à plusieurs reprises, notamment sur un tir de Lamine Yamal auquel Pickford a répondu d’une superbe main. Southgate a fait sortir Kane du terrain. Et puis Cucurella a commis l’une des rares erreurs qu’il a commises dans le tournoi. Il s’est mis sous pression alors qu’il n’y avait rien à gagner et tout à perdre. L’Angleterre profite de l’avantage et le tir de Palmer est imparable et égalise. La finale est née de nouveau.
Grand Cucu, idole nationale !
L’Euro de Cucurella ne méritait pas le fait que son image interprétait mal une pièce de théâtre. Rien de tout cela, se dit-il. Il a grandi, il a oublié le jeu 1-1 et dès son départ et une passe croisée est venu le but du Quatrième, celui d’Oyarzabal. C’était juste, car Marc a été du début à la fin l’un des joueurs européens, une sensation. Il va être l’idole de Cibeles aujourd’hui. Le cri « Cucu, Cucu » retentit dans toute l’Espagne.
La tête de Dani Olmo !
Ce n’est pas un gardien ni avec ses mains, mais c’est l’ arrêt du match. Avec le score à 2-1, Dani Olmo a récupéré le ballon sous le bâton, ce qui était un but sûr. Lui seul pouvait le sauver. Et Dani, qui sait marquer et créer des buts quand il s’agit de buts, a pris le ballon de sa destination. C’était comme un objectif. Et c’est ainsi que Cucurella a célébré avec lui
Il a signé pour ne plus marquer et pour qu’on gagne l’Euro. » Morarta l’a dit sur MARCA après le match contre la Croatie. Et il en a été ainsi. Álvaro est déjà, comme Olivella, Casillas et Jordi Alba, un capitaine de champions. De l’autre côté, le capitaine maudit : Harry Kane. Mais la nôtre, celle de l’Espagne, a déjà son trophée. C’est tout. Tu dois être heureux. Il le mérite.
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