Jude prend les rênes de Madrid.
L’Anglais est le leader de Madrid avec un but et une passe décisive jusqu’à ce qu’il se blesse. Güler profite de sa chance pour marquer un but et Modric est un passeur de balle. Girona commence le match en tête mais souffre sans le ballon.
Le real Madrid a remporté une victoire prestigieuse à Montilivi contre une équipe de la Ligue des champions. Les Madrilènes se sont remis d’une terrible entame de match, bloqués par le bon football de Gérone, pour revenir dans le match grâce au leadership et à l’habileté de Jude Bellingham. L’Anglais a marqué un but, délivré une passe décisive, s’est montré à l’aise sur le terrain et en dehors, avant de déclarer forfait en raison d’un problème musculaire. Les blessures sont la mauvaise nouvelle pour une équipe madrilène qui a redonné de l’optimisme à ses supporters en profitant d’une concession de Barcelone pour revenir à hauteur de la tête.
Girona n’est évidemment pas la même équipe que l’an dernier, mais elle aime toujours faire circuler le ballon et trouver l’homme libre. C’est ce qu’a démontré un premier quart d’heure de monologue, récompense du risque pris par Míchel dès le départ. Il place Asprilla à droite, Bryan à gauche et Miovski comme référence, avec Van de Beek derrière. La tulipe, qui avait été convoitée il n’y a pas si longtemps par Madrid après le brillant barrage contre l’Ajax, rappelait le joueur de l’époque par sa capacité à améliorer le jeu et à s’intercaler entre les latéraux, les défenseurs centraux et les pivots. Il a été la meilleure option de Gironí dans le premier acte, recevant sans surveillance, cherchant la verticalité et terminant tout près de la barre transversale.
Le début de match est inquiétant pour les Madrilènes. Dans une nouvelle répétition, Ancelotti préférait Tchouaméni en défense centrale à Asencio et plaçait Modric aux côtés de Valverde, avec Brahim et Güler sur les côtés, leur demandant du travail. Cela leur a coûté cher, surtout au Turc, qui devait surveiller Miguel Gutiérrez. La clé de la mise en place était de trouver le meilleur homme des dernières semaines. Et ce n’est pas Mbappé. C’est Bellingham, qui débute comme meneur de jeu mais qui est un joueur polyvalent. L’Anglais est le premier à préparer la course de Kylian. Il est bloqué par Krejci, un défenseur central de grande classe.
Les Madrilènes sont entrés dans le match. Ce n’était pas difficile, il est vrai, après ce terrible début de match, mais ils ont commencé à allonger leur possession et, surtout, ils ont pressé les adversaires de Gérone. Brahim aurait pu marquer à la suite d’une récupération, mais Gazzaniga n’a pas pu le faire. Il ne pouvait rien faire sur le 0-1, un vol de Modric qui ouvrait Valverde à Brahim, le Malagueño s’enfonçait dans la surface, centrait en retrait, Miguel Gutiérrez dégageait tendrement et Bellingham, qui n’admet pas les concessions, tirait fort, puissant. Efficace.
Madrid a eu un petit choc à la mi-temps avec Gil Manzano pour une faute flagrante sur Mbappé que Gil Manzano a annulé. Cartons jaunes pour Ancelotti et Kylian. Agacement logique pour l’Estrémadure qui a écopé d’un carton jaune alors qu’il n’avait pas vu une main clamée de Mbappé lors d’un départ en contre et que lorsqu’il a été sifflé, il ne l’a pas sanctionné d’un carton. La seconde. Le match aurait été complètement différent de ce qu’il a été. Parce qu’il s’agissait d’un monologue madrilène. Tchouaméni aurait pu marquer d’une tête à bout portant que Gazzaniga a repoussée, mais Madrid ne pardonnait plus. Modric servait Bellingham, Jude servait Gúler et la frappe du Turc du gauche ne laissait aucune place à l’erreur.
Míchel procédait à un double remplacement pour déclencher la réaction. Danjuma et Abel Ruiz entraient en jeu, mais avant qu’ils ne puissent intervenir, Madrid souffrait d’une nouvelle blessure importante. Bellingham ressent une douleur à l’aine après avoir reçu une pression de Van de Beek. Terminé. Pour ce qu’il aurait pu faire. Ceballos entrait en jeu pour libérer Modric. Le Croate profite du champ libre et, sur un contre, il lit la course de Mbappé dans le dos de Krejci. Le Français effectuait une course puissante et frappait à ras de terre, là où ça fait mal, pour battre Gazzaniga. Un pas de plus pour retrouver sa forme dominante.
Il ne s’est pas passé grand-chose d’autre dans ce match, malgré les relais. Gérone a cherché son but jusqu’au bout, notamment avec les tirs d’Asprilla, et Madrid a perdu un joueur de plus, victime d’une nouvelle mésaventure musculaire. Mendy. Une liste à laquelle il faut ajouter Rodrygo, connu dans la matinée. Une priorité absolue, autant que la récupération du football perdu. Il faudra voir qui est en état de jouer à Bergame. Trop d’exigences à ce stade de la saison.
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